Val de Livet
ChimieHydroélectricitéMétallurgie 38 - Isère

Historique :

L’usine hydroélectrique de Livet fournissait l’énergie aux usines électrochimiques et électrométallurgiques de la vallée de la Romanche puis à la ville de Grenoble.

Centrale hydroélectrique de Livet I, conçue par Edouard Lullin, 1899 : Longue halle de 38 mètres adossée à la montagne, sa façade est un simple appareillage de pierres brutes locales, sa charpente métallique porte un toit à deux pans. L’architecture simple répond aux critères d’exploitation de l’époque : hauteur suffisante pour permettre l’usage d’un pont roulant, position de la chambre d’eau surplombant l’usine, déversoir s’écoulant de la montagne juste au-dessus de l’usine. L’énergie électrique alimentait les usines électrochimiques de production de soude.

Centrale hydroélectrique Livet II, bâtie par la Société Electro-Chimique de la Romanche en 1905 : Accolée à la centrale Livet I, son plan ramassé s’adapte au terrain trapézoïdal disponible. La centrale présente une façade à 8 travées vitrées de style Balthard : l’alignement méthodique des rivets ornés de fleurettes, les têtes de poteaux formant chapiteaux, les arcs couronnant les verrières répondent au style architectural de l’époque. À l’intérieur, un dallage en carreaux de ciment polychrome ajoute à l’esthétisme de l’ensemble. La centrale fournissait l’énergie nécessaire à la production des usines métallurgiques et le surplus était vendu à la ville de Grenoble.

Pavillon Keller, maison patronale de la Société Keller et Leleux : Dès la construction en 1916, la maison sera dénommée le « Pavillon ». Bâtie en pierre, elle est composée de deux ailes reliées par un corps central. À l’intérieur, deux escaliers indépendants desservaient chacun deux logements par étage pour loger les cadres de l’entreprise. En 1930, deux nouvelles avancées, construites sur pilotis, accueillent la grande bibliothèque d’où il se dit que M. Keller surveillait le fonctionnement des ateliers métallurgiques, en particulier à partir de la couleur des fumées émises par les fours. Pour le maintien et la stabilisation de la main d’œuvre, des logements ouvriers équipés avaient été construits aux alentours de l’usine.

Centrale des Vernes : Elle est construite en 1918 pendant la guerre pour augmenter la capacité de production de la fonte synthétique dédiée à la fabrication d’obus de grand diamètre. Les bâtiments sont de forme quasi-cubique, ils ont été conçus et aménagés de façon à rappeler davantage une habitation de plaisance qu’une installation industrielle. L’allure de « villa italienne », d’architecture un peu ostentatoire, signe la volonté de Charles-Albert Keller de concilier tourisme et exploitation de la Houille Blanche. La centrale est classée au titre des Monuments historiques depuis 1993. Elle fait l’objet d’un programme de restauration depuis 2011.

Les centrales troglodytes conçues par Charles-Albert Keller, 1925 – 1927 : Construites entièrement dans la roche, les centrales ont une façade commune au nu de la montagne qui se caractérise par la symétrie de son architecture.

Le cimetière de Livet : Tombes patronales, notamment celle de Charles-Albert Keller et tombes ouvrières se côtoient dans ce cimetière qui reflètent le cosmopolitisme qui a marqué durablement la vallée de la Romanche. Les sépultures du cimetière de Livet témoignent de cette diversité.

 

Légende :

1-Usine Val de Livet©BMoyen PRisacher

2- Centrale des Vernes

 

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