Manufactures textiles de Champ-la-Lioure
HydroélectricitéTextile 07 - Ardèche

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Historique :

L’origine de cet ensemble industriel de premier plan remonte au XVIII e siècle où ,sur l’emplacement d’un moulin, va s’édifier un complexe industriel destiné à la filature et au moulinage, qui va regrouper sur une superficie de 60 ha tout un ensemble de moyens exploités par une main d’œuvre abondante. Le développement repose en grande partie sur un homme, Josué Chabert,(1808-1886) dotée de qualités exceptionnelles qui vont en peu de temps le hisser du poste de contremaitre au statut de chef d’entreprise. Ce développement sera poursuivi par un de ses fils, Edmond, avec la fortune apportée par son épouse, Marie Gignoux, une riche américaine.

Cette microsociété constitue sans aucun doute une des manufactures textiles les mieux structurée du département de l’Ardèche, basée sur une organisation visant à l’autonomie.

Les produits élaborés faisaient l’objet de nombreuses reconnaissances officielles qui leur valurent bien des médailles lors d’expositions nationales et internationales

Les bâtiments occupent une surface de plus d’un hectare et abritent l’outil industriel, les logements des contremaitres et des ouvriers, une école, un orphelinat pouvant accueillir plus de cent jeunes filles. Les annexes nécessaires au fonctionnement (canaux, écluses, centrales de production d’énergie, charbon d’abord puis gaz par la suite, écuries, jardins potagers…) complètent les équipements ainsi que la ligne de chemin de fer mise en service en 1862 et qui longe le site.

Champ la Lioure se distingue aussi tout particulièrement par les vestiges jalonnant sa période de gloire, et toujours parfaitement visibles : un parc avec bassin d’agrément, un château « Le Bijou », une orangeraie, une chapelle, un bureau de poste…

Avant, pendant et après la deuxième guerre mondiale le site a abrité successivement des réfugiés, Espagnols, Basques, Belges, Lorrains, des forces d’occupation puis des prisonniers Allemands et enfin des internés relevant des commissions d’épuration.

Aujourd’hui une partie reste propriété des descendants du dernier propriétaire tandis qu’une autre partie a été dispersée entre divers acheteurs.

Une association dite « de Champ la Lioure »a été crée avec pour objet de promouvoir le patrimoine industriel du site et d’accueillir des groupes de travail en sciences sociales et des événements culturels (chant, concerts, conférences)

Pour en savoir plus voir le cahier N° 127 de MATP – Mémoire d’Ardèche et Temps Présent.

Légendes des illustrations de la galerie :

  1. Vue aérienne ;
  2. Plan du site ;
  3. Présentation du site par une carte postale de 1910 :
    1. Moulinage de Basse Champ la Lioure. Moulin à farine au 17e, transformé en moulinage vers 1785 et agrandit au 19e avec un orphelinat industriel (2e et 3e étages).Tour desservant moulinage, dortoirs, cuisines, logements des sœurs, du contremaître, salle de classe et jardin.
    2. Parc et serre créés par le paysagiste lyonnais Luizet qui a dessiné des parcs pour de nombreux industriels dans notre région (Marie-Jo Volle, MATP n° 108). Un grand bassin, alimenté par un canal de 500 mètres depuis une levée sur la Payre, y servait d’écluse pour les moulinages.
    3. Première maison sur le site appartenant depuis le début 17e à la famille de La Croix et Burine de Tournay
    4. Bureaux de la Sté J. Chabert et Cie avec ses « Poste et télégraphe » de la commune de Rochessauve dont Edmond Chabert a été le maire.
    5. Cuvage pour le vin de la propriété.
    6. Chapelle ouvrière dédiée à Saint François-Régis, construite vers 1885 avec la dot de Marie Gignoux-Chabert.
    7. Filature avec sa cheminée à droite, ses verrières sur le toit et ses nombreuses fenêtres.
    8. Façade est du moulinage de Haute Champ la Lioure.
    9. Chaîne basaltique du Coiron au-dessus du village de Rochessauve.
    10. Logements ouvriers.
    11. Ferme avec sa magnanerie.
    12. Au premier plan des muriers.
    13. Usine à gaz avec sa cheminée et une soute à charbon. Elle alimentait en chauffage les bassines à soie, faisait tourner les machines et éclairait le site.
    14. Ligne de chemin de fer du Pouzin à Privas.
  4. Dortoirs des orphelines
  5. Elisabeth Mathiessen, sœur de Marie GIGNOUX, lègue à cette dernière la propriété voisine et son château, Le Bijou ;
  6. Les jardins potagers avec au fond la serre qui abrite l’orangeraie ;
  7. La fontaine du parc et ses cascades ;
  8. Le voiturier et le transport des jeunes ouvrières ;
  9. La chapelle – sortie de la messe.

Contact

Nom : Guy Chaudanson, pour Mémoire d'Ardèche et Temps Présent
Site internet : http://www.memoire-ardeche.com/